Usine d'Incinération des déchets
Présentation de l’UVE :
L’Unité de Valorisation Energétique du SMICTOM du Chinonais, est sortie de terre en 1983, sur le site de St Benoît-la-Forêt. Sa capacité technique de traitement est de 19 000 tonnes par an. Le tonnage incinéré en 2025 était de 14 234 tonnes. Il y a 1 ligne de combustion de 2,2 t/ heure à PCI moyen de 2225 kcal/ kg. L’usine possède un four d’incinération équipé d’une chaudière de récupération thermique qui lui permet de produire de la vapeur.
L’énergie produite par l’UVE a deux utilisations :
- pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire du Centre Hospitalier du Chinonais : environ 5000 tonnes de vapeur sont délivrées au centre hospitalier
- pour les besoins propres de l’UVE, qui utilise une partie de cette énergie pour réchauffer l’air de combustion avant injection dans le four. Une grande partie n’est pas utilisée et la température doit être abaissée par le biais de gros ventilateurs, appelés aérocondenseurs. Il y a donc un fort potentiel de valorisation : une réflexion est en cours pour utiliser davantage de vapeur.
Elle a bénéficié au fil du temps de nombreuses modernisations qui lui permettent d’afficher d’excellents chiffres en matière de rejets. Le SMICTOM s’engage depuis son origine, pour plus de sûreté et de performance. En 2025, de gros travaux ont été menés et ont porté sur le changement du filtre à manches, des travaux de voirie et le remplacement du convoyeur de mâchefers.

Les différentes étapes de traitement :
Les camions sont pesés à l’entrée et à la sortie de l’UVE. Les camions de collecte vident les sacs noirs dans une fosse. A l’aide d’un grappin, un agent récupère des sacs et les place dans le four. Les déchets sont ainsi incinérés par combustion spontanée (sans apport de carburant). Les fumées dues à l’opération sont traitées et contrôlées dans des normes strictes.
Il reste les sous-produits suivants :
- des résidus non combustibles appelés mâchefers qui sont valorisés par une entreprise locale de travaux publics en sous–couche routière – des ferrailles qui sont recyclées localement
- des résidus de fumées appelés REFIOM (Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères). Ils sont inertés et stockés dans une installation de stockage agréé.
L’incinération fait peur. Pourtant, une analyse est effectuée 24h/24 -7jours/7
La moindre mauvaise analyse est signalée informatiquement.
Tous les week-ends, il y a une maintenance par le personnel, de l’ensemble de l’installation : grappin, tapis des mâchefers (résidus de l’incinération des ordures ménagères laissés en fond de four et constitués dans leur très grande majorité des matériaux incombustibles des déchets), ramoneur, armoires électriques.
D’autres matériels sont inspectés sous quinzaine et mensuellement.
Les gaz sont analysés et les résultats sont transmis à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) qui contrôle que ceux-ci soient conformes aux normes.
Pourquoi le tri est-il très important ?
Malgré l’amélioration croissante du geste de tri sur le territoire du SMICTOM, nous retrouvons encore trop fréquemment aujourd’hui, dans les sacs noirs : des piles, des déchets végétaux, de petits Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques, des bouteilles de gaz, des boîtes de conserve et des bouteilles et flaconnages en plastique.
Le compostage est un allié de taille dans la qualité de brûlage des sacs car les déchets verts plus humides ne sont pas idéaux pour la combustion.
Le coût de traitement est plus élevé si on jette des emballages recyclables dans le sac noir que si on les met dans les bons contenants de tri. Et pour certaines matières, il y a un manque à gagner très important.
En outre, la qualité des gaz émis lors de la combustion et la performance de traitement dépend étroitement de la nature des ordures ménagères déposées.
En cas d’éléments indésirables, il peut y avoir des risques d’explosion ou d’incendie qui peuvent endommager l’intérieur de la fosse de réception ou du four.