Le bois collecté en déchèterie

Le bois est un matériau polyvalent utilisé par l’homme depuis la nuit des temps. Dans l’inconscient collectif, le bois bénéficie d’une excellente image puisqu’il est généralement synonyme de « naturel », de « vivant », d’ « écologique » et de « sain ». De ce fait, contrairement à d’autres matériaux (plastique, amiante, béton, …), il ne souffre d’aucune suspicion de la part du grand public. Et pourtant, une fois son rôle rempli, le bois devient un déchet et tout n’est pas si simple. Il y a eu un renforcement de la règlementation et donc des règles plus strictes de dépôts en déchèteries.

En effet, le plus souvent pour des applications en construction ou en aménagement, le bois a été transformé, traité, recouvert pour répondre à des besoins de performance, de fonctionnalité ou d’esthétisme. Par conséquent, en majorité, les déchets de bois issus des chantiers, de la démolition ou des ménages contiennent des substances toxiques. Le recyclage se pose donc avec une particulière acuité car ces déchets de bois traités contiennent des éléments polluants. Ils ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l’air libre car leur combustion libère des substances dangereuses pour la santé et l’environnement. 

A l’inverse, le recyclage des bois non traités et non souillés ne pose pas de problème puisqu’ils ne contiennent aucune substance chimique. Ils peuvent donc être utilisés comme combustibles, déchiquetés ou broyés en vue d’autres applications.


Au-delà de la réglementation, on retiendra surtout la catégorisation des différents bois : 

Le bois de classe A, ou bois "liste verte" est du bois de palettes, cagettes, planches, caisses, cageots, bois d’emballages et bois sains, et peut être valorisé pour la fabrication de panneaux de particules ou comme combustible pour une chaufferie bois. 

Le bois de classe B ou bois "liste orange" est du bois de démolition et dérivés, fenêtres, meubles, bois de panneaux de particules. La valorisation est possible pour la fabrication de panneaux de particules ou comme combustible, en chaufferies par exemple. 

Enfin, les bois souillés, ou bois de classe C, ou bois "liste rouge" (traverses de chemins de fer, poteaux télécoms, …) sont considérés comme des déchets dangereux et doivent suivre les filières agréées de traitement.

Les déchèteries du SMICTOM du Chinonais acceptent les bois de classe A et B dans le même conteneur, car la plate-forme de la société Dufeu située à Lasse (49) effectue un tri au sol.

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Différents types de valorisations

La valorisation matière :

La principale valorisation matière concerne le bois de catégorie B qui est majoritairement dans les déchets du bâtiment. Les portes, châssis de fenêtre, volets, poutres, bois de coffrage, etc. sont apportés dans les plates-formes, puis triés au sol. Une fois isolé, le lot est stocké puis préparé en vue de sa valorisation. Il est généralement broyé en plaquettes.


La valorisation énergétique :

Cette valorisation concerne principalement le bois de catégorie A mais le bois de catégorie B commence à être accepté sur certaines installations. Le bois A est majoritairement du bois de palettes qui est broyé et préparé en vue de sa valorisation immédiate, sans étape intermédiaire. Le bois de catégorie A, suit la filière bois énergie et est brûlé dans des chaufferies bois.


Les éco-organismes : 

Depuis 2011, les distributeurs et fabricants de mobilier ont créé ECO-MOBILIER, qui sollicitera l’agrément des Pouvoirs publics pour la collecte et le recyclage du mobilier domestique. Cette société conduit plusieurs expérimentations de collecte en déchèterie en partenariat avec l’ADEME. Et les fabricants français de mobilier professionnel ont créé VALDELIA, société qui organise la filière de recyclage du mobilier professionnel. 

Des entreprises valorisantes

Les entreprises de transformation du bois commercialisent aujourd'hui 80% de leurs déchets.

Ce sont les industries de la " trituration " qui en utilisent la majeure partie : les sous-produits des scieries servent de matière première à la fabrication de la pâte à papier ; les dosses, sciures et chutes diverses sont utilisées pour la fabrication de panneaux d'agglomérés. D'autres déchets de bois peuvent être également employés : les écorces comme paillage, les sciures et copeaux comme litières. 

Diverses entreprises valorisent les déchets de bois pour le nettoyage des sols, le fumage des viandes et poissons, le dégraissage des pièces métalliques, la fabrication d'objets moulés, … Enfin, certaines sociétés se sont spécialisées dans la remise en état des déchets d'emballages – palettes ou caisses. On parlera alors plutôt de réemploi que de recyclage.

De nombreuses applications pour le bois recyclé

Abribus, caisses, cagettes, charbon de bois, compost, composteur, étagère, litière pour élevage, objets moulés, paillage, palettes, panneaux d’agglomérés, papier, produits de calage, etc.

Une filière spéciale est mise en place pour les meubles, cela s’appelle une R.E.P. (Responsabilité Élargie du Producteur). Ce sont les fournisseurs de meubles qui cotisent auprès de cet éco-organisme  qui gère cette filière dédiée à la gestion des déchets d’ameublement en vue de répondre à la loi Grenelle 2 du 10/07/2010 (décret du 06/01/2012).

Que signifie le logo PEFC ?

Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières : le concept de gestion durable des forêts réunit les principes de respect de l'environnement, de bien-être social et d'équilibre économique, pour les populations d'aujourd'hui et les générations futures.
C'est pourquoi, en 1999, suite aux conférences d'Helsinki, de Rio et de Lisbonne, les propriétaires forestiers, les industriels de la filière bois et des associations environnementales ont décidé de créer PEFC.
Concrètement, PEFC est une marque de certification que vous pouvez retrouver sur tous types de produits à base de bois. Ainsi apposée, elle vous garantit que le bois utilisé pour sa fabrication provient de forêts gérées durablement (respect de l'environnement, du bien-être social et des populations, intérêt économique).
Présent sur l'ensemble des continents, PEFC est aujourd'hui la marque leader dans son domaine et 35 pays en sont membres. A ce jour, plus de 245 millions d'hectares et 8797 entreprises sont certifiés PEFC dans le monde (données au 31 décembre 2011).
En France, 5 036 202 hectares de forêts sont certifiés, ce qui représente 52 001 propriétaires (36% de la surface boisée française). 2613 entreprises sont certifiées.
PEFC Ouest regroupe plusieurs régions : Normandie, Ile-de-France, Centre, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes.

Les gravats / déchets inertes

Afin de respecter des règles environnementales de plus en plus strictes,
les apports dans les bennes à « gravats » des déchèteries du SMICTOM sont plus limités.
Seuls les déchets inertes sont acceptés dans les bennes à gravats des déchèteries.

Qu’est-ce qu’un déchet inerte ?

Un déchet inerte : 

  • Ne subit aucune modification physique, chimique ou biologique importante ;
  • Ne se décompose pas, ne brûle pas et ne produit aucune réaction physique ou chimique ;
  • N’est pas biodégradable ;
  • Ne détériore pas d’autres matières avec lesquelles il entre en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine ;
  • L’écotoxicité des lixiviats* ne doit pas porter atteinte à la qualité des eaux de surface et/ou des eaux souterraines.

Directive 2006/21/CEE du 15 mars 2006 et arrêté du 9 septembre 1997
Exemple : les briques ou le béton (non-ferraillé) sont des inertes ; le plâtre, susceptible de réagir avec l’eau n’est pas un déchet inerte.

*Le lixiviat est issu de l'eau de pluie qui traverse les massifs de déchets 

Une seconde vie pour ces matériaux

Une grande partie des déchets inertes est valorisée. Ceux-ci sont:

– soit utilisés en matériaux de construction de travaux publics (remblais, assises de chaussées, etc.),

– soit utilisés dans  le cadre de réaménagement de carrières disposant d’une autorisation d’exploiter.

Les déchets inertes collectés dans les déchèteries du SMICTOM du Chinonais sont eux, envoyés sur le site de Parçay-sur-Vienne, exploité par la société Lafarge Ragonneau (deuxième cas de figure).

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L’histoire d’une exploitation de carrières – une installation de stockage.

Lors de leur exploitation de carrière, les matériaux valorisables sont extraits, créant ainsi une fosse. Ces matériaux extraits sont exclusivement des alluvions de terrasses (sables + graviers) et sont principalement utilisés dans le bâtiment (artisans maçons, fabrication de parpaings, etc.), ou les ouvrages d’art (ponts, etc.).

En France, toutes les carrières de notre prestataire font l'objet d'un plan de réaménagement adossé au plan d'exploitation. Le plan de réaménagement prend en compte la protection de l’environnement et l’intégralité des réglementations applicables, ainsi que  les points de vue de toutes les parties intéressées : propriétaires, voisins, autorités locales et associations. 

A la fin de l’exploitation, les carrières sont donc réaménagées, afin de donner une seconde vie au site. La fosse est comblée grâce aux matériaux inertes acceptés (déchets non –dangereux et inertes) collectés dans nos déchèteries par exemple. 

La liste y est  plus stricte et restrictive – définie par l’Arrêté Ministériel du 06 juillet 2011. Après différents contrôles en amont, ces matériaux sont directement mis en place dans la fosse. Tout au long de ce processus de remblaiement, les exploitants mettent en place un programme de suivi de l’environnement (qualité des eaux de surfaces et des eaux souterraines etc.).

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Après exploitation de ces carrières, ces matériaux inertes accueillis, 
permettent ainsi de restituer des terres à vocation agricole.

 

 


Des consignes de tri en déchèterie plus exigeantes

Souhaitant continuer à remblayer ces carrières avec les exigences environnementales que cela implique. Le site a mis en place des contrôles plus stricts, qui demandent donc plus de rigueur lors du dépôt en déchèterie :

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En cas de doute, les agents d’accueil des déchèteries 
se tiennent à votre disposition pour vous orienter
.